Apprentissages et présentation des justices ancestrales de la Sierra Nevada

Un projet sur les justices ancestrales, dirigé par Marcela Gutierrez, directrice du Centre de Recherche en Politique Criminelle, soutenu par le programme Interactions Multiculturelles de la Faculté des Sciences Sociales et Humaines, cherche à proposer une solution pour la crise de la justice ordinaire.

Le système de justice ordinaire en Colombie, traverse depuis longtemps une crise structurelle.

Dans cet ordre d’idées, ce projet a pour objectif de présenter, comme une alternative, le modèle des justices ancestrales, car, selon la chercheuse Marcela Gutierrez, il est plus pacifique et moins nuisible que le système punitif traditionnel.

Le projet de justices ancestrales a pour but, entre autres, d’élucider les éléments clefs de la justice réparatrice, pour comprendre la construction juridique des communautés indigènes de la Sierra Nevada et appliquer ces connaissances aux systèmes de justice traditionnelle.

Le 25 août dernier, une rencontre a été organisée avec 11 indigènes de différents peuples de la Sierra Nevada : Arhuacos, Kogui, Wiwa et Kankuamos, pour les écouter et célébrer le début d’un projet conjoint. A ce projet participent aussi des étudiants de l’Externado, dont certains font partie de ces communautés. Belkis Izquierdo, magistrat du Conseil Supérieur de la Magistrature, a participé à cette rencontre afin de faciliter le dialogue interculturel de compréhension des justices, ordinaire et ancestrale.

Lors du développement du projet, on travaillera avec des « mamos », des leaders spirituels des communautés indigènes de la Sierra Nevada, appelés « sagas » chez les Wiwa.

Les communautés indigènes respectent profondément tous les êtres vivants qui les entourent, la conception de la vie est sacrée et par rapport à cela, la société occidentale en a beaucoup à apprendre.

On y a annoncé que les 2, 3 et 4 octobre, le projet sera présenté au Réseau Latino-américain et au Réseau Européen de la Chaire Unesco.