Analyse du concept de la bonne foi dans les contrats

Le groupe de recherche en Droit Privé du Département de Droit Civil organise un cycle de séminaires sur ce sujet, des espaces de discussion entre enseignants et étudiants.

Pendant cette première séance un dialogue entre deux experts a été organisé : d’une part, Martha Lucia Neme, professeur aux départements de Droit Romain et Droit Civil de l’Externado, spécialiste dans le domaine de la bonne foi comme principe général des contrats ; et d’autre part, Javier Facco, professeur à l’Université de Rosario (Argentine) et auteur du livre « Vicisitudes de la buena fe contractual ».

Le sujet analysé par les enseignants a été « la bonne foi comme principe des contrats privés ». Selon Mme Neme, le domaine d’action de la bonne foi est très vaste et complexe car toute une série de principes y est en jeu et divers intérêts doivent être pris en compte en même temps. Elle a affirmé que la bonne foi contemporaine est très liée à la tradition, c’est-à-dire que le concept de bonne foi est très solide et ancré dans les sociétés.

Pour Javier Facco, le principe de la bonne foi est une valeur inoxydable, qui intègre des notions telles que la confiance, la transparence, la loyauté, mais qui au cours du temps a aussi élargi son domaine sémantique et d’autres significations sont apparues.

Les experts ont été d’accord sur l’idée qu’il y a une profonde relation entre la bonne foi et divers concepts anciens et contemporains.