Il n’y a pas de place pour l’art ici
Salle 4. Démocratie
Antonio Caro
1972-2014
Acrylique sur carton
En 1972, Antonio Caro écrivit, en lettres serrées et sans espace, « Il n’y a pas de place pour l’art ici » dans le coin d’une salle. La phrase fonctionne comme une métaphore du manque d’espaces politiques pour l’expression et la participation. Autour de cette formule compacte apparaissent les noms d’étudiants, de syndicalistes et de personnes autochtones assassinées en raison de la persécution politique. Depuis, l’artiste interroge : en temps de guerre, le rêve démocratique est-il réalisable ? L’article 270 de la Constitution établit la démocratie participative et ses mécanismes d’exercice. Mais, à l’instar de ce qu’exprime l’œuvre pour l’art, on pourrait se demander : y a-t-il vraiment de la place ici pour la démocratie ?
