« La lumière ne s’éteint pas, histoire du premier Externado »

Dans le cadre de l’acte d’inauguration des nouveaux bâtiments H et I de notre Université, le président Juan Carlos Henao a annoncé la publication du livre « La luz no se extingue, historia del primer Externado » (La lumière ne s’éteint pas, histoire du premier Externado), écrit par Juan Camilo Rodriguez, directeur du projet d’Histoire de l’Université.

Le livre présente l’histoire de l’Université de 1886 à 1895.

Par rapport à cet ouvrage, M. Henao a affirmé lors de son intervention : « son titre ne peut pas être plus symbolique. La lumière ne s’éteint pas, histoire du premier Externado. 1886-1895. Ce livre, que je vous conseille de lire, explique clairement nos origines, pourquoi et dans quel contexte nous sommes nés (…) Je vous assure fermement que l’Externado peut être fier de son histoire et de ses origines ».

La recherche comprend 13 chapitres où sont présentés les aspects suivants : un recueil des antécédents de l’Externado, le problème de l’éducation depuis les origines de la République et les grandes controverses, qui sont largement résumées dans la grande polémique liée à l’utilisation des textes du philosophe britannique Jeremias Bentham.

Le livre explique les liens préalables avec l’Université Nationale et le Colegio del Rosario, à certaines époques où ils ont perdu leur caractère libéral et la manière dont les professeurs et les étudiants expulsés de ces institutions se sont rassemblés pour créer l’Externado. Ensuite, la publication présente Nicolas Pinzon Warlosten avant la fondation de l’Externado, des facettes peu connues de sa vie et une reconstruction biographique du fondateur y est exposée.

Après cela, le livre parle des premières années : le débat enflammé internat-externat qui a eu tellement d’influence sur l’éducation à l’époque ; les singularités du règlement ; les thèses écrites par ses étudiants ; la période où l’ex-président des Etats-Unis de Colombie a dirigé l’institution.

La recherche expose ensuite les avancements de l’Externado et les tensions qu’il a suscitées au niveau politique et qui ont provoqué une persécution. Egalement, on évoque le positivisme spencérien comme référence essentielle et les auteurs d’avant-garde qui ont été étudiés en salle de cours.

Après, la publication parle de la guerre de 1895 et de la fermeture de l’institution.

La construction de cette histoire permet de trouver des lieux communs, de détruire le mythe, d’expliquer les évidences empiriques du parcours complexe du premier Externado et ses liens avec la politique et la culture à cette époque. Le grand problème, l’immense défi de cette recherche a été l’absence d’archives de l’institution. C’est l’un des malheurs : l’archive du premier Externado a disparu. Le décès de M. Pinzon, l’exil de certains, la persécution d’autres ; à ces époques d’angoisse les archives ont disparu. On a dû alors reconstruire l’histoire à travers d’autres sources, telles que la presse de l’époque, des archives publics et privés, et de nombreuses références secondaires. Une recherche historique parfois même archéologique, car il a fallu déterrer ici et là-bas les traces diverses et diffuses du premier Externado, et les intégrer à un récit qui explique ses origines.

L’histoire du premier Externado, qui sert de toile de fond à l’histoire du pays, nous transmet des leçons pour notre présent : elle comprend des débats similaires sur la liberté d’arbitre, l’éducation, les libertés publiques et ses nouvelles formes, les censures, les droits et les devoirs, les abus des différents types de pouvoir, l’intolérance, les fanatismes, la diversité, la corruption, la fraude électorale, l’utilisation de la force et de la violence, la démocratie, la participation politique, le centralisme et le fédéralisme, l’équité, les minorités et la paix, entre autres .