Professeur du Département de Droit Constitutionnel obtient la plus haute mention et d’autres distinctions grâce à sa thèse doctorale

Natalia Castro Niño, enseignant-chercheur, a soutenu sa thèse le 12 décembre 2017 à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne.

La thèse doctorale intitulée « Del daño a las lesiones colectivas. Estudio sobre conceptos adaptados a los desafíos contemporáneos de la responsabilidad internacional » (Du dommage aux lésions collectives. Étude sur les concepts adaptés aux défis contemporains de la responsabilité internationale), fait partie de l’étude approfondie du concept de dommage dans le Droit International.

Cette étude, explique l’enseignante Natalia Castro, cherche à proposer une définition du dommage qui s’adapte à la pratique des différentes branches du Droit International (investissement étranger, commerce, Droits de l’homme, Droit international humanitaire, Droit environnemental, etc.). Après l’explication de ce concept et ses variables, la thèse se centre sur l’identification des dommages et des lésions qui peuvent être qualifiés comme collectifs.

La soutenance de la thèse s’est déroulée le 12 décembre 2017 à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne. Le jury était intégré par les professeurs Raphaëlle Rivier (Université Paris I), Sarah Cassella (Université du Mans), Mathias Forteau (Université Paris X) et Jorge Viñuales (Université de Cambridge). Les professeurs Evelyne Lagrange (Université Paris I) et le président de l’Université Externado de Colombie, Juan Carlos Henao, ont codirigé la recherche et ont également fait partie du jury, avec le droit de parole mais sans le droit de vote.

« Du dommage aux lésions collectives. Étude sur les concepts adaptés aux défis contemporains de la responsabilité internationale » étudie les critères issus des disciplines juridiques et non juridiques, différentes du Droit international et permet de faire une lecture cohérente de cette pratique. Cette lecture sert de base pour proposer un concept de dommage et de lésion juridique collective.

Il s’agit des lésions provoquées par la violation des obligations internationales dans divers domaines, vérifiées par des tribunaux internes et internationaux, dont l’étude en tant que catégorie n’a pas encore été menée, en partie, à cause du manque d’une définition. Outre ces définitions, Mme Castro aborde les effets particuliers de ce type de lésions en matière d’invocation et de contenu de la responsabilité internationale ; et analyse les possibles actions en défense des victimes des lésions collectives et les formes de réparation collective qui répondent à leurs besoins dans divers contextes internationaux.

« Le jury a octroyé à la thèse la mention très honorable avec les félicitations du jury (l’équivalant à la mention suma cum laude), a recommandé sa publication et va la présenter à plusieurs prix » a raconté Natalia.

Outre cette distinction, la thèse a été choisie comme l’une des 10 meilleures parmi les 400 travaux soutenus en 2017 dans diverses disciplines au sein de cette université française. Cette recherche a été aussi la seule faite par un étudiant étranger à obtenir une mention.