Analyse de la Loi de Développement Territorial en Colombie et dans le monde

L’application de cette norme a suscité d’importants avancements en ce qui concerne l’aménagement du territoire dans le pays. Malgré les vides identifiés tels que la permanence du phénomène d’occupation de l’espace, il faut continuer sur cette direction et perfectionner les plans d’aménagement territorial pour obtenir de meilleurs résultats, a signalé le professeur Hector Santaella, expert en la matière.

Dans le cadre du XXème anniversaire de la Loi 388 de 1997, le groupe de recherche en Droit, Territoire et Gouvernement Local du Groupe de Recherche en Droit Administratif, a organisé la « 2ème édition du Congrès International des Biens Publics et d’Aménagement du Territoire » à l’Université.

A cet événement ont participé des experts de l’académie, de l’administration et du secteur privé, qui ont analysé l’application de cette normativité et les principaux défis, non seulement dans le pays mais aussi dans d’autres endroits du monde.

Selon Hector Santaella, enseignant à l’Externado, cette rencontre a permis d’identifier les plus importants problèmes dérivés de l’application de la Loi de Développement Territorial dans notre pays, prenant en compte les différentes adaptations du POT par rapport aux changements de la ville, le financement du développement urbain, la participation citoyenne, entre autres ; et également, déterminer les possibles voies de solution.

« Avec la promulgation de cette loi, on a rempli un grand vide dans l’ordonnancement juridique colombien, car on a donné aux autorités locales une série d’outils pour assurer la définition d’un ordre spatial rationnel pour le développement de toutes les activités et des travaux faits au niveau local. C’est ainsi que des objectifs tels que l’ordre dans la construction des villes, l’utilisation appropriée du sol, la protection du patrimoine écologique et historique-culturel et la prévention des catastrophes, ont été atteints », a signalé l’avocat.

D’autre part, le professeur Marcos Almeida, de l’Université Saint-Jacques-de-Compostelle (Espagne), a signalé que l’Etat joue un rôle très important en matière urbanistique ; cependant, il a souligné que ce dernier doit travailler conjointement avec la société et le marché, car ils ont des intérêts différents.

Selon l’académicien, cela pourrait améliorer la planification urbanistique et l’exécution des projets.                    

Défis pour la Colombie

L’un des principaux problèmes de la Colombie dans ce domaine et qui devient un défi en matière de normativité, est l’occupation informelle, spontanée et désordonnée du territoire ; même si cette loi ne résout pas ces problèmes, elle a favorisé une prise de conscience dans ce domaine et a donné aux autorités les instruments appropriés pour les éviter et pour que les citoyens puissent exiger leur résolution par les voies politiques ou judiciaires.

« Le principal défi actuel est la formulation de la deuxième génération des POTs mieux conçus que les premiers, plus participatifs et proches de la population, et qui cherchent à promouvoir les potentialités de chaque territoire et plus particulièrement la protection de l’environnement, la lutte contre le changement climatique, l’utilisation appropriée des sols et l’amélioration de la qualité de vie de la population rurale », a expliqué M. Santaella.